1787 SteAnne encore

1787 - Réparations pour la Collégiale Ste-Anne

La Collégiale Ste-Anne, fondée en 1515, tombait en ruine depuis des années.
Le constat du 4 septembre 1787 ne laisse guère d'espoir. Cependant, elle a bénéficié de quelques travaux payés le 8 septembre… 1787 : s'agit-il vraiment du même bâtiment ?

Quittance des réparations d'une chapelle en faveur d'Ambroise Plaisance de Chamoux passée par révérend Jean-Baptiste Durieux, Doyen de Chamoux, et noble Simon Antoine d'Albert Lieutenant Capitaine en Maurienne contenant quittance pour le dit révérend Durieux de 200. O. O. passée par ledit Plaisance

L'an 1787 et le huit du mois de septembre après midi à Chamoux dans la maison du révérend Doyen de ladite paroisse, par devant moi notaire royal soussigné, ont comparu Révérend Jean-Baptiste fils de feu Jean-Baptiste Durieux natif de Lanslebourg en Maurienne, docteur en théologie, doyen de la collégiale de Sainte Anne de Chamoux, prieur et seigneur de la Corbière, et habitant de cette paroisse,
Et noble Simon-Antoine fils de feu (sic : Joseph est vivant!) noble Joseph d'Albert, Seigneur de Chamoux, Montendry et Montgilbert, Lieutenant capitaine dans le régiment de Maurienne, natif et habitant de cette paroisse, agissant au présent en qualité de procureur du seigneur son père par acte du 12 mai 1786 reçu par moi notaire,

Lesquels de [gré] ayant ouï lecture du contrat du prixfait par eux donné audit Plaisance pour la construction de la chapelle, soit église collégiale dudit révérend doyen par acte du 19 octobre dernier reçu par moi notaire pour la somme de 200 argent effectif, et la vente de champ évaluée 450 livres,
- et ayant fait et fait faire la visite de ladite église et leur ayant [résulté] que toutes les fournitures convenues ont été faites, et que tout ledit prixfait a été fait ainsi qu'est porté par ledit contrat ;
- en conséquence, de gré pour eux et les leurs, ont quitté, et quittent le dit Ambroise Plaisance de ne plus le rechercher ni inquiéter pour ce regard, ni permettre l'être par qui que ce soit, et ledit Ambroise Plaisance quitte et libère de même ledit révérend Jean-Baptiste Durieux de la somme de 200 livres à lui promise par ledit contrat du prixfait pour l'avoir reçu ci-devant [en écus neuf sols] et pièces de deux deniers ainsi qu'il le déclare, renonçant au besoin au bénéfice de la [chose] …… et à toute preuve contraire, l'effet de laquelle renonciation je lui ai expliqué, avec promesse qu'il fait de n'en plus rien demander ni permettre être faite par qui que ce soit ; le tout ainsi convenu aux peines respectives de tous dépens, dommages, intérêts, sous l'obligation et constitution de tous leurs biens présents et à venir,

- et le tout fait et prononcé en présence de Martin Vendenge, natif et habitant de cette paroisse, et de François Nayroud fils de feu jean-François, natif de Montendry, habitant de cette paroisse, témoins requis, le tabellion de la réception d'œuvre est de une livre 10 sols, celui de la quittance est de une livre 15 sols.
Ambroise Plaisance a fait sa marque sur ma minute, et les autres y ont signé - qui contient compris [l'institution] deux pages. La présente expédition écrite à ma réquisition par le Sieur Claude [Gonnet]. Ainsi est.

Simon Mollot notaire

mars 2020 - Recherche et transcription A.Dh.


Source : AD073 Registres du Tabellion d'Aiguebelle (en ligne)  juin 1787 - novembre 1787 (cote 2C 2186) F° 769 (p. 287/ 435)