1935 Visite past.

1935, le nouvel évêque est très soucieux de l'église : c'est sa première visite pastorale après "l'affaire des voûtes" qui est encore dans tous les esprits : Mgr Grumel avait alors frappé l'église d'interdit, et excommunié quelques familles.
Mais il faut bien reprendre le cours des choses, dans cette église modifiée qui ne lui plaît pas - vraiment pas !

La Visite pastorale de 1935 (extrait)

28-4-1935

L'an mil neuf cent trente-cinq, le 28 avril 1935, Nous, Auguste Grumel, évêque de Maurienne, et Prince …, faisons savoir que hier, dans l’après-midi, accompagné de M. le chanoine M. Salomon, avons quitté le presbytère de Bourgneuf à sept heures pour nous rendre à la paroisse de Chamoux

(…)

La messe finie, nous avons donné nos avis pastoraux, insistant que la paix doit régner entre familles, entre habitants. En quelques mots, nous avons tenu à rétablir les faits pour tout ce qui concerne la restauration de l’église…
De fait, l’acoustique est mauvaise, et habituellement, la moitié des assistant n’entend pas le prédicateur.

La cérémonie a pris fin par la confirmation des trente enfants examinés le matin, par notre bénédiction pontificale, et la distribution de quelques souvenirs religieux.

Les murs de l’église à l’intérieur ne sont pas crépis ; la voûte – très inesthétique – épouse le toit. Le sol surélevé n’a pas permis de rétablir les autels. La chaire non plus n’est pas rétablie. La tribune a été heureusement supprimée ; plus tard, il faudra aviser à loger les hommes plus commodément. À noter, le regret que la voûte ait été détruite par parti-pris, alors que des réparations minimes auraient pu la consolider et la conserver.
L’extérieur est lépreux ; les abords, encombrés. En fait de réparations extérieures, on a cassé ou mutilé les pierres funéraires, notamment celles de deux prêtres morts dans la paroisse.
Le vieux cimetière est un fouillis de ronces ; quant au presbytère, en partie exproprié pour l’alignement, il est menacé de la même incompréhension pour les réparations ; le curé a fort à faire pour le défendre ; il fait son possible pour éviter semblable malfaçon.

M. l’abbé Sémillon Roch Jean, né à Montgilbert le 15 juin 1876, prêtre du 1er juin 1901, est Curé archiprêtre de Chamoux du 29 octobre 1932.

2014 - Recherche et transcription A.Dh


Sources :
Archives de l’Évêché de Maurienne