Bourgeois

"Bourgeois de Chambéry" !

Certaines des personnalités qui hantent ces pages s'honorent manifestement de ce titre.
Ces lignes parues en 1889 dans la  revue "Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie" nous éclairent :

M. Mugnier signale la formule suivante de réception d'un habitant au nombre des bourgeois de Chambéry au milieu du siècle dernier.
Le conseil reçoit au nombre des bourgeois le sieur Nicolas Corraud, «lequel appelé au bureau du consentement du procureur de la ville, s'étant mis à genoux, tête nue, il a prêté serment sur les Saintes-Ecritures par lui touchées entre les mains de M. le premier syndic, d'être bon et fidèle citoyen, de vivre dans la religion catholique, apos(to)lique, romaine, d'être obéissant à la ville, de supporter toutes les charges comme les autres bourgeois et de se comporter en tout comme un homme de bien et d'honneur. Ensuite de quoi la Ville a délibéré qu'il lui serait expédié des lettres de bourgeoisie ».

Il semble que la ville n'admettait pas à sa bourgeoisie les personnes qui n'étaient pas de condition libre, eux ou leurs ancêtres, car on lit au folio 321 v° du registre des délibérations de Chambéry de 1742 à 1749, que le demandeur « se soumet à rapporter une attestation de liberté, franchise et de ses auteurs (sic). »
Depuis bien longtemps il n'y avait plus de serfs en Savoie mais il y avait encore des "taillables à miséricorde"; c'est à un homme de cette catégorie, vraisemblablement, que s'appliquait l'obligation imposée par la ville.

03-2013 - Recherche et transcription  A.Dh


Sources :
http://gallica.bnf.fr - Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie - 1889 (T28 = SER2,T3). p.XXIX