Les noix

« Ici, on cultivait 2 des 3 variétés A.O.C. Noix de Grenoble : la Franquette et la Mayette.
Séchage des noix sous les auvents - photo A.D. / CCAOn les faisait sécher sur des claies (il y en a encore dans les greniers). On vendait les noix aux restaurants , soit dans leur coque, soit en cerneaux (« gremaillées ») : ça faisait une petite rentrée d’argent.

La production d’huile de noix était destinée à la maison ; il y a eu un moulin à huile à Chamoux, puis on a donné les noix à M. Pavillet, qui passait dans les maisons. »

Collectif C.C.A. : G.D., H.B., M.M., M.D., F.F., E.A.

Le moulin à huile

Le moulin à huile, installé en 1879, dans une dépendance du château, a été vendu à Jules Chiara, intendant général. Le moulin était alors englobé dans l'ensemble des propriétés cédées par la comtesse de Sonnaz.
Franquettes et mayettes - Photo E.A. / CCAJean Berthollet l'a acheté en 1960, avec la maison d'habitation qu'il a fait rénover et le terrain attenant.  En 1962, il a cessé de faire tourner le moulin.
Avant lui, plusieurs métayers ou locataires se sont succédés, produisant de l'huile de noix et, à partir de 1940, de l'huile de colza. Il fut même un temps où de l'huile de pépins de courge, très savoureuse, sortit du moulin.
En ce qui concerne les noix, elles sont, depuis longtemps, récoltées en quantités importantes. L'hiver, on "gremaille" à la veillée, mettant à part les cerneaux entiers destinés à la confiserie grenobloise. Les autres sont portés au moulin où le prix du broyage, fixé en 1940 à 32 francs anciens le kilo, ne varie pas au rythme de l'inflation.

Autrefois...Chamoux  : Jean Berthollet
A.Dh.